dimanche 18 novembre 2012

KAMAKURA

Kamakura est une ville de la préfecture de Kanagawa, au Japon. Elle est située au bord de l’océan Pacifique, à 50 km au sud-ouest de Tokyo (environ une heure de train) et un peu moins de Yokohama. La ville a été fondée le 3 novembre 1939, sur la péninsule de Miura. Kamakura s'étend sur 39,60 km2 et compte 174 016 habitants en 2010.





Kamakura revêt une importance historique pour le Japon. En 1192, le shogun Minamoto no Yoritomo décida d’installer sa nouvelle capitale à Kamakura, y déplaçant du même coup le centre politique du Japon. C'était l'époque où les shoguns prenaient le dessus sur l'empereur (Mikado). Le gouvernement de Kamakura domina le Japon pendant plus d'un siècle, jusqu’en 1333 (voir Période Kamakura).
Aujourd’hui, Kamakura est une ville balnéaire, touristique et bien tranquille pour le touriste arrivant en train depuis Tokyo. Elle présente de nombreux points d'intérêt pour les visiteurs.
L’été, sa longue plage est fréquentée. Apprécié des densha-otaku, un train ancien traverse la ville sur une voie unique.



Parmi de nombreux temples, mausolées et monuments historiques, le monument le plus célèbre aujourd'hui est très certainement le grand bouddha Amitabha de Kamakura. Ce daibutsu est une sculpture en bronze, fondue vers 1252, d'une hauteur de l'ordre de13,35 m. Les mains du Bouddha ont été sculptées, de manière stylisée, dans la posture dite jo-in, de la méditation zen.
Le bâtiment qui abritait ce grand bouddha de Kamakura aurait été détruit, selon les sources, soit par un typhon, soit par un tsunami, à la fin du xve siècle. Une plaque en japonais apposée sur les ruines de ce bâtiment parle d'un tsunami (ceci laisse songeur lorsque, depuis le pied de ce bouddha, on voit la mer en contrebas, au loin, peut-être à un kilomètre à vol d'oiseau).
Le grand Bouddha de Kamakura (entrée 200 yens) n'est pas directement relié à la gare de Kamakura. Il faut prendre un bus ou un train local longeant la mer pour la gare (Station Hase). Entre la gare et le Daibutsu, sur la gauche en montant au Daibutsu, se trouve le vaste temple Hase-dera, plutôt agréable (cloche, jardins, vue, grottes, trésors divers) avec une vue sur la baie (entrée 300 yens).
Au cœur de la ville, face à la mer et séparé d'elle par une longue allée plantée de cerisiers et bordée de lanternes de pierre, se trouve le temple Tsurugaoka Hachiman Gu dédié à Hachiman, dieu de la guerre, divinité tutélaire du clan Minamoto.
En arrière de la ville, dans des collines protégées de la construction, on trouve de nombreux temples et leurs larges domaines ; certains sont le siège des écoles du bouddhisme zen japonais. L'un des plus célèbres est le Gokuraku-ji un temple de la secte Shingon fondé en 1259 par Shigetoki Hōjō (1198-1261) et un prêtre appelé Ninshō (1217-1303), qui a été restauré et rebâti plusieurs fois depuis cette date.
Près de la gare de Kita-Kamakura (signifiant Nord de Kamakura), dans le temple Engaku-ji, est enterré le fameux cinéaste japonaisYasujirō Ozu.



jeudi 15 novembre 2012

Nakagin Capsule Tower


La Nakagin Capsule Tower est un immeuble a usage résidentiel et de bureaux dessiné par l’architecte Kisho Kurokawa et situé dans le quartier de Shimbashi, Tokyo, Japon.



Construite à partir de 1970 et commercialisée en mars 1972, la Nakagin capsule tower compte treize étages et 3091,23 m² de plancher. Elle est constituée de deux tours en béton armé sur lesquelles viennent se fixer des modules préfabriqués appelés capsules, qui mesurent 2,3m x 3,8m x 2,1m et constituent de petits espace de vie ou de travail. Ils peuvent être combinés entre eux pour créer des espaces plus importants susceptibles d’accueillir une famille.
Ce bâtiment est l’un des plus représentatif du mouvement métaboliste.

La structure principale, le cœur du bâtiment, a été réalisée sur place et assure la distribution des fluides (eau, électricité et évacuation des eaux usées) à chaque capsule. Elle est constituée d’une structure rigide en acier et béton armé. Les deux premiers étages sont réalisés en béton ordinaire, le reste étant en béton allégé. La fermeture est assurée par de grands panneaux de la hauteur d’un étage. Pour permettre une mise en œuvre rapide des escaliers, les planchers et les gaines d’ascenseurs ont été préfabriqués, selon l’idée de réaliser simultanément une structure en acier en deux jours et la préfabrication pour les deux jours suivants. Les constructeurs étant alors capables de réaliser un niveau complet d’escalier dans le temps de construction de la structure.



Construites en usine, les capsules sont des modules préfabriqués légers constitués de panneaux en acier galvanisé renforcés par des nervures, protégés par une peinture anti-rouille et recouverts d’un crépi de façade. Elles sont aménagées, meublées et équipées de systèmes audio et téléphonique avant leur transport sur le site et leur mise en place.
Les capsules sont fixées à la structure principale à l’aide de quatre boulons haute tension et sont indépendantes les unes des autres. Elles étaient ainsi censées pouvoir être remplacées facilement. Conçues à l’origine pour vingt-cinq ans, aucune n’a cependant été changée depuis 1972. Le bâtiment est aujourd’hui fortement dégradé, en particulier du fait des variations climatiques et des pannes de bon nombre des équipements.

Malgré les tentatives d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, le bâtiment est aujourd’hui menacé de destruction par des promoteurs désireux de récupérer le terrain, idéalement situé près de Ginza. Un compromis pourrait être trouvé en démantelant l’immeuble pour vendre les cellules séparément.

Ginza - Tokyo


Dans les années 1980 c'était la zone d'achats la plus chère dans le monde. On y trouve le long de grandes avenues de nombreux magasins de mode du monde entier, mais aussi des showroom à la japonaise, c'est-à-dire des bâtiments d'exposition, assez découpés, où l'on peut découvrir différents produits, par exemple des voitures dans le showroom Nissan, de l'électronique grand public au cœur du Sony building ou dans l'Apple Store. Le quartier est aussi connu pour l'abondance de ses enseignes lumineuses.



Le quartier était traditionnellement le lieu du luxe au Japon avec par exemple les enseignes Prada, Louis Vuitton ou la première boutique asiatique de la marque Abercrombie & Fitch. Les Japonais sont très intéressés par le luxe et ce quartier le reflète bien. C'est un secteur qui a longtemps ignoré la crise au Japon. Toutefois, avec la baisse des loyers et la mondialisation, se sont installés récemment des marques bon marché comme Uniqlo, Gap et Zara.



La population de Tokyo

Découvrez à travers ce reportage quelques idées du japon face à la baisse de la natalité et à sa population vieillissante. Vous verrez aussi les occupations des jeunes.....




dimanche 14 octobre 2012

L'automne à Kyoto

Voilà nous sommes en automne et il pleut tous les jours...Au japon l'automne est une saison très appréciée car les arbres offrent des couleurs chatoyantes. Les jardins sont assiégés par les japonais qui se promènent aussi bien dans la journée que pendant les soirs où ces jardins sont mis en valeur par des éclairages.

Je vous laisse vous promener dans ces jardins mais au chaud chez vous....


mardi 25 septembre 2012

Gundam - Odaiba Tokyo


La Traversée du rainbow bridge effectuée nous pourrons alors admirer sur l'île d'Odaïba une représentation de Gundam (robot de 18 mètres) symbole de la culture manga japonaise.

Gundam est une franchise d’animation japonaise créée par Yoshiyuki Tomino et Hajime Yatate pour le studio Sunrise en 1979. Appartenant au genre mecha, elle présente divers éléments classiques de la science-fiction — guerres spatiales, univers scientifiquement avancé — mais innove par sa volonté de réalisme, aussi bien à travers la narration qu’à travers les éléments technologiques. Les robots géants, essence du genre mecha, y sont donc pour la première fois ramenés au rang de simples armes de masse au Japon. Cette idée novatrice, qui reflète alors l’ouverture du public traditionnel des séries animées aux adultes, donne naissance à un sous-genre de la science-fiction japonaise nommé « real robot ».


Après des débuts difficiles, Gundam connaît le succès au début des années 1980 et ne le quittera plus jusqu’à nos jours ; ainsi, une trentaine de séries, d’OVA et de films sont réalisés pour la franchise, ainsi que des dizaines de mangas, de romans, de jeux vidéo et même de parodies via SD Gundam. Si les productions audiovisuelles constituent le cœur de la saga, Gundam repose en fait sur le second pilier que représentent les produits dérivés, et notamment les maquettes de robots (nommées Gunpla). Économiquement parlant, la franchise est la licence la plus rentable de la multinationale Namco Bandai, générant de nos jours environ 50 milliards de yens annuels. La plupart des critiques se portent d'ailleurs sur cette perception d'exigence économique qui prendrait le pas sur la créativité.
Mais le succès est avant tout culturel : pratiquement inconnu en francophonie, Gundam est pourtant un profond phénomène de société au Japon. La plupart des spécialistes académiques du sujet définissent clairement son impact comme majeur sur l’animation et la culture populaire japonaise, comparant régulièrement la franchise avec Star Wars en Occident. Cela se manifeste par une présence tangible dans la vie quotidienne de l’Archipel, que ce soit à travers les publicités, les magasins et les expositions d'art. 


lundi 24 septembre 2012

Rainbow Bridge Tokyo

A Tokyo notre hotel si situera tout près du rainbow bridge. On risque de faire pas mal de photos dans ce coin.



Le Rainbow Bridge est un pont suspendu au-dessus de la baie de Tokyo reliant les quais de Shibaura et l'île artificielle d'Odaiba à Minato (Tokyo). Il a été achevé en 1993.

Le pont s'étend sur 570m, et porte trois lignes de transports : L'autoroute Shuto Expressway N. 11 d'Odaiba sur la plate-forme supérieure, la route 357, également connue sous le nom de Rinkou Douro et la ligne du métro automatique Yurikamome sur la plate-forme inférieure.
Le pont possède deux passages de piétons séparés des côtés nord et sud; le côté nord offre des vues du port de Tokyo et de la tour de Tokyo, alors que le côté sud offre des vues de la baie de Tokyo et occasionnellement du mont Fuji. Les deux passages peuvent seulement être utilisés pendant certaines heures (de 9h à 21h en été ; de 10h à 18 h en hiver).
Le pont est accessible à pied de la station Tamachi ou de la station Shibaura-futō du côté du continent.
Les tours soutenant le pont sont de couleur blanche, conçues pour être en harmonie avec l'horizon du centre de Tokyo vu d'Odaiba. Des lampes sont placées sur les fils soutenant le pont, et sont illuminées la nuit par trois couleurs différentes, rouge, blanc et vert, en utilisant l'énergie solaire emmagasinée pendant la journée.


dimanche 23 septembre 2012

Petit tour de Kyoto de nuit en voiture

Voici une video qui nous emmène dans les rues de Kyoto à la tombée de la nuit.
J'essayerai de faire la même chose si Lulu ou Christine me porte sur leur dos....




samedi 22 septembre 2012

Un peu de poésie dans une forêt japonaise


Voici un petit morceau de musique avec un instrument des plus originales...



jeudi 13 septembre 2012

Le Mont Fuji




Le mont Fuji est une montagne du centre du Japon qui se trouve sur la côte Sud de l'île de Honshū, au sud-ouest de l'agglomération de Tokyo. Avec 3 776 mètres d'altitude, il est le point culminant du Japon. Situé dans une région où se rejoignent les plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, la montagne est un stratovolcan toujours considéré comme actif, sa dernière éruption s'étant produite fin 1707.
À son sommet a été construit un observatoire météorologique et malgré les conditions climatiques rigoureuses, la montagne est une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu'ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu'il représente. Il a ainsi été le sujet principal ou le cadre de nombreuses œuvres artistiques, notamment picturales au cours des siècles. Pourtant, cette fréquentation fragilise l'environnement et des actions sont menées en vue d'une reconnaissance par l'UNESCO.
Du fait de l'altitude élevée du sommet du mont Fuji, plusieurs climats s'étagent le long de ses pentes. Une grande partie de la montagne se trouve au-delà de l'étage alpin où règne un climat montagnard très froid et venteux en raison de l'altitude ce qui y limite le maintien de la végétation qui n'a toujours pas réussi à se régénérer complètement depuis la dernière éruption survenue il y a trois siècles. Ce climat rigoureux ne permet pas la fonte prononcée de la neige tombée au cours de l'hiver et qui se maintient jusqu'au mois de mai, des névés subsistant parfois toute l'année. Le bas des pentes est en revanche couvert de forêts et les pieds de la montagne, jouissant d'un climat plus tempéré, sont cultivés.
La température moyenne annuelle est de -6,5 °C et les températures moyennes mensuelles s'étalent de -18 °C à +8 °C en août. 


L'ascension du mont Fuji est relativement aisée bien que pouvant se révéler éprouvante du fait de la grande distance horizontale à parcourir entre le lieu de départ pédestre et le sommet. Il arrive que ses sentiers soient bondés, le volcan étant un lieu de pèlerinage populaire, hormis en hiver lorsqu'il est alors recouvert de neige et de glace. La période la plus fréquentée pour gravir le mont Fuji dure du 1er juillet au 27 août en raison de l'ouverture estivale des refuges et autres commodités touristiques ainsi que de la circulation des bus jusqu'à la cinquième station, la dernière accessible par la route et la plus proche du sommet. Chaque année, le nombre de visiteurs gravissant le mont Fuji est estimé entre 100 000 et 200 000 personnes, dont 30 % d'étrangers.






mardi 11 septembre 2012

Sky Tree Tower



Je vous ai déjà parlé de la tour de Tokyo, symbole de la capitale. Mais cette année a été inauguré la Tokyo Skytree. Initialement prévue pour mesurer 610 mètres, la Tokyo Skytree culmine finalement à 634 mètres, soit près du double de la Tour de Tokyo. Elle possède trois pieds pour une stabilité maximale et une meilleure résistance aux séismes. Sa forme à partir de la mi-hauteur est cylindrique pour une meilleure résistance aux vents. Deux plates-formes d'observation à 350 et 450 mètres offrent un large panorama sur la ville. Il faut savoir que cet édifice est le plus haut du monde après la tour Burj Khalifa à Dubaï. 



vendredi 7 septembre 2012

Le Dragon

Le dragon oriental est l'un des deux grands types de dragons et s'oppose au dragon occidental dans le sens qu'il n'est pas automatiquement mauvais. Il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. Différentes formes, aux noms différents, existent en Asie, néanmoins de morphologie assez semblable.


Le dragon japonais porte le nom de ryū ou tatsu . Bien qu'il se distingue des autres dragons orientaux par quelques traits physiques, sa symbolique et ses attributions sont semblables à ceux-ci.


Comme les autres dragons asiatiques, le dragon japonais est une créature serpentine apparentée au long chinois. Tout comme lui il est dépeint comme aptère, et possédant de courtes pattes griffues ainsi qu'une tête portant des cornes ou des bois. Mais le ryū se distingue généralement des autres dragons asiatiques du fait qu'il ne possède que 3 orteils contrairement au lóng ou au ryong.
Il est associé aux étendues d'eau, aux nuages ou au ciel. En premier lieu on les relie à la mer, le Japon entouré par l'océan étant moins enclin à la sécheresse que la Chine. Les dragons japonais ont tendance à être plus fins et à voler moins souvent que leurs pendants vietnamiens, coréens ou chinois, ce qui les font davantage passer pour apparentés aux serpents.



Nombre de sanctuaires et d'autels en l'honneur des dragons peuvent encore être vus dans plusieurs régions de l'Extrême-Orient. Ils sont habituellement situés près des côtes et des berges de rivières, révélant l'étroite association entre dragons orientaux et eau. L'île du temple d'Itsukushima, dans la mer intérieure du Japon est devenue une halte célèbre pour les pèlerins qui y méditent et prient les dragons.
Les sculptures de dragons peuvent aussi être utilisées pour décorer l'extérieur des temples bouddhistes et taoïstes. Ils représentent les obstacles humains de la vie qui doivent être traversés avant d'atteindre l'illumination.
La danse du dragon doré (Kinryū-no-Mai) se tient chaque printemps au temple de Sensō-ji, à Asakusa. Le dragon est élevé du sol du Sensō-ji et parade dans le temple. Les gens jettent de l'argent à travers la grille et touchent le dragon censé porter chance. Le dragon est ensuite porté hors de l'enceinte du temple et effectue une danse devant la foule. Ce festival commémore la découverte en 628 du Kannon en or du temple, qui représente la déesse de la pitié, par deux frères qui pêchaient dans la rivière Sumida. La légende raconte que cette découverte fit voler les dragons dorés dans le ciel. La danse est réalisée en commémoration de cela et pour apporter bonne fortune et prospérité.



Dans la mythologie japonaise, la première créature semblable à un dragon fut Yamata-no-Orochi, un énorme serpent mangeur de jeunes femmes, possédant 8 têtes et 8 queues. Il fut vaincu par Susanoo après que le kami l'eut rendu saoul grâce à du saké.
Les dragons du folklore japonais plus tardif furent plus inoffensifs, peut être à cause de l'influence de la culture chinoise. Ils apparaissent dans de célèbres contes comme « Monseigneur sac de riz », dans lequel le héros doit tuer un mille-pattes géant qui dévore les enfants du roi dragon du lac Biwa .Dans le conte de Urashima Tarō, le personnage principal sauve une tortue qui apparait être la fille de Ryūjin, le roi dragon de l'océan


Regardez cette video pour constater que c'est trés simple de dessiner un dragon....





jeudi 6 septembre 2012

Ginkaku-ji - Le Pavillon d'argent


Retour à Kyoto où après avoir visité la pavillon d'or, nous visiterons le pavillon d'argent et son superbe jardin sec.
Bien que connu sous le nom de Ginkaku-ji, le nom officiel du temple est Jisho-ji. Il a été construit en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait rivaliser avec Kinkaku-ji, le pavillon d'or, construit par son grand-père Ashikaga Yoshimitsu. Son intention était de couvrir le pavillon d'argent, mais à cause de l'intensification de la guerre Onin, qui avait éclaté quelques années plus tôt, en 1467, la construction a été arrêtée et le pavillon n'a jamais été couvert d'argent. Le bâtiment, qui devait être un monument ostentatoire, est maintenant pris en exemple pour montrer le raffinement dans la simplicité de la culture Japonaise. Beaucoup de Japonais pensent qu'il est plus beau que son homologue doré.


Comme le Kinkaku-ji, le Ginkaku-ji a été construit pour servir de retraite de calme et de solitude pour le Shogun. Pendant son règne en tant que Shogun, Ashikaga Yoshimasa a donné un nouvel élan à la culture traditionnelle, maintenant connu sous le nom de Higashiyama Bunka, la Culture de la Montagne de l'Est. S'étant retiré dans sa villa, il est dit que Yoshimasa s'asseyait dans le pavillon, contemplant le calme et la beauté des jardins, pendant que la guerre Onin empirait et réduisait Kyôto en cendres. En 1485, Yoshimasa devint un moine Bouddhiste Zen et après sa mort le temple devint un temple nommé Josho-ji.


Des différents bâtiments de l'époque, seul a survécu le Pavillon d'Argent. En plus du pavillon, le temple possède un terrain boisé couvert de mousses et un jardin japonais qu'on attribue à Soami. Le jardin de pierres et de sable de Ginkaku-ji est particulièrement célèbre et un tas de sable, qu'on dit laissé par les ouvriers quand les travaux ont été interrompus, en fait maintenant partie. Il symboliserait le mont Fuji.

mardi 28 août 2012

Nikko - 2ème partie

Voici une autre vidéo qui nous emmène plus précisément dans les splendeurs de Nikko. 


On retrouve entre autre les trois singes de la sagesse. Mais savez vous ce qu'ils représentent précisément ?

En japonais, les trois singes sont appelés :
- Mizaru, ce qui signifie "je ne vois ce qu'il ne faut pas voir"
- Kitazaru, "je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre"
- Iwazaru, "je ne dis ce qu'il ne faut pas dire"
" Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal", à celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien ...

lundi 27 août 2012

Nikko


Lors de notre semaine à Tokyo, nous devrions passer une journée à Nikko.
Nikko, à deux heures de train de Tokyo, est à la fois une merveille de beauté naturelle et le site d'incontournables chefs-d'œuvre architecturaux du Japon. Il fait partie du Patrimoine Mondial de L'UNESCO depuis 1999. Le sanctuaire de Toshogu, terminé en 1636 et dédié au fondateur du shogunat des Tokugawa, est le point de convergence de la ville. La plupart des édifices des sanctuaires ainsi que de nombreux éléments ont été classés Trésors Nationaux ou Patrimoine culturel important.


Le Pont Shinkyo ou « Pont Sacré » s'élève avec grâce au dessus de la rivière Daiya. Le Pont Sacré, entièrement laqué de vermillon, forme une arche gracieuse au dessus de la rivière Daiya. Son raffinement contraste avec la nature sauvage de la gorge. La légende rapporte que l'ermite à l'origine de Nikko a traversé la rivière porté par deux serpents, représentés aujourd'hui par le pont. A l'époque féodale, seul l'empereur avait le droit de traverser le pont. Il ouvre sur tout le site de Toshogu par un parc de 16 000 cèdres.


Construit en 1636 à la mémoire de Ieyasu, fondateur du shogunat Tokugawa, le sanctuaire de Toshogu est la principale attraction de Nikko. Contrairement aux autres sanctuaires shinto, caractérisés par une architecture épurée se fondant dans le paysage environnant, ce sanctuaire est une exubérance de couleurs, d'applications de feuilles d'or et de sculptures en tous genres. On y trouve notamment la célèbre sculpture des Trois singes de la sagesse (« Je n'entends pas ce qu'il ne faut pas entendre, je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire, je ne vois pas ce qu'il ne faut pas voir ») ainsi que celle du Chat dormant. La plupart des bâtiments sont classés Trésors nationaux ou Biens culturels importants.


Le Lac Chuzenji resplendit particulièrement début mai, avec l'éclosion en couleur des fleurs de cerisiers et en octobre, lorsque les feuilles revêtent leur parure automnale. A 5 mn de marche de l'arrêt de bus Chuzenji Onsen se trouve la cascade Kogen, une des plus célèbres du Japon. Une promenade de 15 mn nous mènera au Temple de Chuzenji qui abrite la fameuse statue de la Déesse aux Mille Bras.


samedi 25 août 2012

La tour de Tokyo






La tour de Tokyo est le symbole de la capitale japonaise et un lieu d'attraction touristique majeur de la ville. Elle était le plus haut bâtiment de tout le Japon avec ses 333 mètres (9 de plus que la tour Eiffel) jusqu'en 2012. C'est peu dire que les japonais sont fiers que leur tour soit plus haute que la fameuse tour parisienne. Néanmoins son aspect est proche puisque c'est la Tour Eiffel qui a inspiré son design! Si vous êtes de passage à Tokyo, ne la loupez surtout pas, elle vaut le déplacement et la vue que vous aurez de son sommet est une des plus belles de tout Tokyo

Les travaux commencèrent en juin 1957 et la tour fut ouverte au public le 23 décembre 1958. Les objectifs visés étaient nombreux :  servir de structure de support pour assurer la diffusion de stations de radios et de télé, dont la NHK, dans la région du Kanto, symboliser le boom économique japonais des années 50, montrer au reste du monde son ascension comme superpuissance mondiale...

La tour comprend plusieurs galeries, des musées (dont un consacré aux records du livre Guiness des records), des restaurants, des magasins de souvenirs, un aquarium de 50 000 milles poissons mais sa principale attraction ce sont les deux observatoires d'où on peut observer tout Tokyo à 360 degrés! Le premier observatoire (observatoire principal) est à 145 mètres de hauteur et comporte quelques magasins en plus d'un temple shintoïste! Le deuxième observatoire (observatoire spécial) est perché à 250 mètres et les murs sont entièrement en verre, d'où une superbe vue sur Tokyo (par temps clair on peut même voir le mont Fuji). Cette tour est visible de beaucoup d'endroits de Tokyo et sert souvent de point de repère, notamment le soir où elle est illuminée par 176 lumières lui donnant une belle teinte orangée. A noter qu'elle est peinte en rouge et blanc, ce qui, selon moi, n'est pas du meilleur effet.




Données techniques
Hauteur : 333 mètres (Tour Eiffel : 324 mètres)
Poids : 4000 tonnes (Tour Eiffel : 7000 tonnes)
Couleurs : rouge et blanche
Début des travaux : juin 1957
Ouverture au public : 23 décembre 1958
Architecte : Tachu Naito
Adresse : arrondissement de Minato (Shiba-koen 4-2-8, Minato-ku)

Depuis 2012, Tokyo a une nouvelle tour symbole la Sky Tree Tower, mais je vous en parlerai plus tard...

mardi 21 août 2012

Manger du Melon


Un lot de deux melons s'est vendu un million de yens (10.000 euros) au mois de Mai lors d'une vente aux enchères dans le nord du Japon, un prix élevé mais, crise oblige, qui est très loin du record établi en 2008. Un acheteur inconnu a emporté la paire de melons Yubari, à la chair orange, au premier jour de la saison des ventes à Sapporo, dans l'île septentrionale de Hokkaido.
En 2008, un lot identique de deux melons produits dans l'ex-ville minière de Yubari (nord) s'était vendu aux enchères 2,5 millions de yens. Au Japon, où une simple pomme peut coûter plus de 4 euros et un panier de cerises environ 80 euros, les consommateurs sont habitués à payer le prix fort pour des fruits de qualité.


dimanche 19 août 2012

Les Plats Traditionnels de la cuisine Japonaise



Et non les Japonais ne mangent pas que des Sushis. 
Voici une petite liste des plats traditionnels japonais que nous devrons goûter

Ramen ラーメン
Nouilles dans un bouillon garni de petits morceaux de viande et de légumes. Il existe plusieurs sortes de Ramen et de soupe.



Yakiniku 焼 肉

Fines tranches de boeuf et légumes grillé au charbon de bois ou brûleur à gaz et trempé dans une sauce soja sucré.



Okonomiyaki お好み焼き

Un genre de crêpe salée contenant une variété d’ingrédients (nouille, choux, lard, …). Okonomi signifie littéralement ce que vous aimez, et yaki signifie grillé. Chaque région du Japon à sa recette



Yakitori 焼き鳥

Brochettes de poulet grillé sur du charbons de bois. L’appellation yakitori peu faire référence a tous ce qui est en brochette cuit au charbon, sans forcement que ce soit du poulet.



Sushi 寿司

Tranche de poisson cru mis sur une boulette de riz vinaigré. Le maki-sushi qui est un sushi enroulé dans de l’algue, est le plus connu hors du Japon.



Gyoza 餃子

Ravioli frit à la poêle dont la farce est constituée de viande hachée parfumée aux herbes, mais peut être uniquement végétale. Peut être également cuit à la vapeur.



Sukiyaki すき焼き

Fines tranches de boeuf et de légumes cuits dans un pot de fer de faible profondeur dans un mélange de sauce soja, de sucre et de mirin.



Yakisoba 焼きそば

Soba (nouille de sarrasin et de blé) sautés avec des morceaux de porc et des légumes et assaisonnés avec de la sauce pour Yakisoba.



Tempura 天ぷら

De fines lamelles de légumes et de fruits de mer légèrement trempé dans de la pâte ensuite brièvement frits dans l’huile bouillante et mangé avec une sauce tentsuyu ou saupoudrés de sel.



Udon うどん

Grosse nouille de farine de blé généralement servit chaud dans une soupe à la sauce soja. Une parfaite combinaison pour manger des Tenpura.





samedi 18 août 2012

Geisha


Une geisha est une femme japonnaise dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels. Le mot "geisha" peut s'interpréter comme "personne d'arts". Les geisha étaient très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècle. Elles existent encore aujourd' hui. À Kyoto, les geisha sont dénommées "geiko". Les apprenties geisha sont appelées "maiko".

Les geisha sont le résultat de l'évolution des "taikomochi" ou "hokan", équivalents aux bouffons du Moyen Âge en Europe. Ainsi, les premiers geisha étaient des hommes. Au début de leur intégration aux geisha, les femmes étaient appelées "onna geisha" (littéralement : geisha femme). Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes. Les geisha étaient traditionnellement entrainées depuis leur petite enfance. Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha (les Okiya) qui se chargeaient de les élever et de les entraîner. Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes, puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement mais aussi pour assurer le coût de leur éducation. C'est une forme d'entraînement traditionnelle au Japon et qui perdure encore aujourd'hui, dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer, l'assiste et exécute les tâches ménagères. Cet entraînement dure souvent plusieurs années. Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire, qui se fait en général vers quinze ans. L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.

Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts, comme la pratique d'instrument de musique (en particulier le shamisen) et les chants traditionnels, la danse traditionnelle, la "chanoyu" (cérémonie du thé), "l'ikebana" (composition florale), la poésie et la littérature japonaise. En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le port du kimono, l'art de la conversation, différents jeux, et le rapport au client. Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko, elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets. Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie, étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.

Les geisha ne sont pas des prostituées mais plutôt des hôtesses. Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité (un évènement appelé "mizuage"), elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients, ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité. C'est sur ce plan que leur nom est resté dans l'appellation boules de geisha. Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance.

A voir le film "Mémoires d'une Geisha"